L’adoption d’un chat représente un engagement financier sur le long terme qui mérite une planification minutieuse. Au-delà de l’attachement émotionnel immédiat que procure la présence d’un félin, les propriétaires doivent anticiper un budget annuel moyen oscillant entre 600 et 1 500 euros selon la race, l’âge et les besoins spécifiques de l’animal. Cette estimation englobe l’ensemble des postes de dépenses, depuis l’alimentation quotidienne jusqu’aux soins vétérinaires préventifs et curatifs. La première année s’avère particulièrement coûteuse avec les frais d’acquisition et l’équipement initial, tandis que les années suivantes se stabilisent autour d’un budget plus prévisible centré sur l’entretien et la santé.
Coûts d’acquisition et frais vétérinaires initiaux pour un chat domestique
L’acquisition d’un chat constitue le premier investissement significatif, avec des variations considérables selon l’origine et la race de l’animal. Cette phase initiale détermine en grande partie le budget de la première année et influence les soins vétérinaires futurs. Les frais d’acquisition comprennent non seulement le prix d’achat ou d’adoption, mais également l’ensemble des actes vétérinaires obligatoires pour garantir la santé et la conformité légale de votre nouveau compagnon.
Prix d’achat selon les races félines : maine coon, persan, bengal et européen
Le marché félin français présente une hiérarchisation tarifaire stricte basée sur la rareté, la lignée et les caractéristiques physiques des races. Un Maine Coon inscrit au Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) peut atteindre 1 200 à 2 000 euros chez un éleveur reconnu, en raison de sa taille imposante et de sa popularité croissante. Les Persans, appréciés pour leur pelage soyeux et leur tempérament docile, oscillent entre 800 et 1 500 euros selon la qualité de leur robe et leur conformité aux standards.
Les Bengals, race hybride prisée pour ses motifs léopard, affichent des prix particulièrement variables entre 1 000 et 3 000 euros, les spécimens aux rosettes les plus marquées atteignant les tarifs supérieurs. À l’inverse, les chats Européens ou de gouttière adoptés en refuge représentent l’option la plus accessible avec des frais d’adoption de 150 à 200 euros, incluant généralement la stérilisation, l’identification et la primo-vaccination.
Stérilisation et castration : tarifs vétérinaires moyens en france
La stérilisation constitue un acte chirurgical préventif essentiel, dont le coût varie selon le sexe de l’animal et la région géographique. Les femelles subissent une ovariectomie ou ovariohystérectomie facturée entre 150 et 250 euros, intervention plus complexe nécessitant une anesthésie générale et des sutures internes. Cette opération prévient efficacement les tumeurs mammaires, les infections utérines et les portées non désirées.
La castration des mâles, procédure moins invasive, se situe entre 80 et 150 euros selon la clinique vétérinaire. Cette intervention réduit considérablement les comportements territoriaux, les fugues et les risques de maladies transmissibles. Certains refuges incluent automatiquement cette prestation dans leurs frais d’adoption, représentant une économie substantielle pour
le propriétaire. Si vous adoptez via une association ou un refuge, vérifiez toujours ce qui est inclus dans les frais : un chat déjà stérilisé et identifié fait baisser significativement la facture de la première année.
Primo-vaccination obligatoire : typhus, coryza, leucose féline
La primo-vaccination d’un chaton ou d’un chat adulte non vacciné constitue un poste de dépense incontournable la première année. Le protocole classique contre le typhus et le coryza (souvent combinés dans le même vaccin) nécessite généralement deux injections à un mois d’intervalle, facturées entre 50 et 80 euros chacune. Selon le mode de vie de votre chat (accès à l’extérieur, contacts avec d’autres félins), votre vétérinaire pourra recommander d’y ajouter la leucose féline (FeLV), ce qui augmente légèrement le coût total.
Sur l’ensemble du protocole de primo-vaccination, il est raisonnable de prévoir un budget global de 100 à 160 euros. Ce montant peut paraître élevé, mais il permet de prévenir des maladies graves, parfois mortelles ou entraînant des soins coûteux à long terme. À l’issue de cette première série d’injections, un rappel annuel sera ensuite nécessaire pour maintenir l’immunité, avec un coût plus modéré les années suivantes.
Dans de nombreux refuges, les chatons proposés à l’adoption ont déjà reçu au moins la première injection, ce qui allège le budget initial. Si vous récupérez un chaton chez un particulier ou trouvé dans la rue, c’est à vous de prendre en charge l’intégralité de la primo-vaccination : il est alors judicieux de répartir ces frais sur deux ou trois mois pour mieux lisser le coût de la première année.
Identification par puce électronique et enregistrement I-CAD
En France, l’identification des chats par puce électronique ou tatouage est obligatoire pour tout animal né après le 1er janvier 2012. Cette formalité, souvent négligée lorsqu’un chat est donné « gratuitement », a pourtant un double intérêt : elle est exigée par la loi et augmente considérablement les chances de retrouver votre compagnon en cas de fugue ou de perte. L’implantation d’une puce électronique, de la taille d’un grain de riz, sous la peau au niveau du cou, est un acte rapide et indolore.
Le tarif moyen de la pose de la puce, incluant l’enregistrement au fichier I‑CAD (le registre national d’identification des carnivores domestiques), se situe entre 55 et 75 euros selon les cliniques. Ce coût est parfois intégré dans un « pack adoption » ou dans les frais facturés par les refuges, au même titre que la vaccination et la stérilisation. Une fois l’animal identifié, il est important de mettre à jour vos coordonnées auprès de l’I‑CAD en cas de déménagement ou de changement de numéro de téléphone, sous peine de rendre cette mesure de protection inefficace.
Si votre budget est serré, gardez à l’esprit qu’il est plus économique d’identifier et vacciner préventivement votre chat que de financer une longue recherche, voire des soins après un accident. On peut comparer la puce électronique à une carte d’identité permanente : vous ne vous promèneriez pas sans papiers, pourquoi votre chat le ferait-il ?
Budget alimentaire annuel et nutrition féline spécialisée
Après les frais d’acquisition et les premiers soins, l’alimentation représente le poste de dépense le plus régulier dans le budget annuel d’un chat. Selon la qualité des croquettes, la présence ou non de pâtée et les besoins spécifiques de votre compagnon, il faut compter entre 300 et 700 euros par an. Un choix judicieux de nourriture permet non seulement d’optimiser ce budget, mais aussi de réduire à long terme certains frais vétérinaires liés à l’obésité, aux problèmes urinaires ou aux troubles digestifs.
Croquettes premium versus alimentation standard : royal canin, hill’s, purina pro plan
Le marché de l’alimentation pour chat se divise globalement en deux grandes catégories : les produits dits « standard » (souvent issus de la grande distribution) et les gammes premium proposées par des marques spécialisées comme Royal Canin, Hill’s ou Purina Pro Plan. Les premières affichent des prix attractifs, parfois autour de 2 à 3 euros le kilo, mais reposent fréquemment sur une forte teneur en céréales et en sous‑produits animaux, moins adaptés au profil de carnivore strict du chat. À l’inverse, les secondes coûtent davantage à l’achat (7 à 15 euros le kilo), mais offrent une meilleure qualité protéique et une formulation plus digeste.
Pour un chat adulte stérilisé de 4 à 5 kg, consommant environ 60 à 80 g de croquettes par jour, un sac de 3 kg de croquettes premium à 25 euros durera cinq à six semaines. Le budget croquettes se situera donc autour de 20 à 30 euros par mois, soit 240 à 360 euros par an pour une marque de bonne qualité. À première vue plus coûteuse qu’une alimentation standard, cette option se révèle pourtant souvent plus rentable : les rations sont plus petites, le chat est mieux rassasié et les risques de pathologies liées à une mauvaise alimentation diminuent.
Entre une alimentation bon marché qui peut conduire à des problèmes urinaires nécessitant une hospitalisation et une gamme vétérinaire adaptée, la différence de prix s’apparente à celle entre un « fast‑food » quotidien et une cuisine équilibrée. En planifiant votre budget alimentaire annuel pour chat, garde à l’esprit que chaque euro investi dans la qualité de la nourriture est un euro potentiellement économisé plus tard en soins médicaux.
Pâtées thérapeutiques pour chats seniors et pathologies spécifiques
Au‑delà des croquettes, de nombreux propriétaires optent pour une bi‑nutrition associant alimentation sèche et pâtée. Cette dernière, plus riche en eau, favorise l’hydratation et s’avère particulièrement intéressante pour les chats sujets aux problèmes urinaires ou rénaux. Les grandes marques vétérinaires proposent des gammes de pâtées thérapeutiques ciblant des pathologies précises : insuffisance rénale chronique, diabète, allergies alimentaires, troubles digestifs, etc. Ces produits sont plus onéreux, avec un coût pouvant atteindre 1 à 2 euros par sachet ou petite boîte.
Pour un chat senior souffrant de maladie rénale chronique, par exemple, un régime exclusivement composé d’aliments thérapeutiques peut représenter un budget mensuel de 40 à 70 euros, soit jusqu’à 800 euros par an en incluant les croquettes spéciales. Cela peut sembler important, mais ces régimes formulés sur mesure prolongent significativement la qualité et l’espérance de vie de l’animal. Ils permettent aussi de retarder le recours à des traitements plus lourds, comme les perfusions régulières, particulièrement coûteuses.
Si votre chat ne présente pas de pathologie, une pâtée « classique » de bonne qualité, donnée en complément des croquettes une à deux fois par jour, représente un budget plus modéré de 10 à 30 euros par mois. Là encore, il est pertinent de comparer les étiquettes et de privilégier les produits où les protéines animales constituent l’ingrédient principal, plutôt que les céréales ou les sucres. Une astuce pour contenir le budget consiste à réserver les pâtées thérapeutiques aux périodes de crise et à suivre rigoureusement les recommandations de votre vétérinaire.
Compléments nutritionnels : probiotiques, oméga-3, taurine
Les compléments nutritionnels pour chat se sont largement démocratisés ces dernières années. Utilisés à bon escient, ils peuvent soutenir la digestion, la mobilité articulaire, le système immunitaire ou la qualité du pelage. Parmi les plus courants, on trouve les probiotiques (pour rééquilibrer la flore intestinale après une diarrhée ou un traitement antibiotique), les oméga‑3 issus d’huiles de poisson (bénéfiques pour les articulations et la peau) ou encore des apports de taurine dans certains contextes particuliers.
Sur le plan budgétaire, ces compléments représentent le plus souvent une dépense ponctuelle, de l’ordre de 15 à 40 euros par cure de plusieurs semaines. Pour un chat en bonne santé, ils ne sont pas indispensables au quotidien si l’alimentation de base est de qualité et déjà complémentée. En revanche, pour un animal convalescent, arthrosique ou sujet aux troubles digestifs chroniques, ils peuvent être intégrés dans le budget annuel de santé du chat, pour un coût global de 50 à 150 euros par an selon la fréquence des cures.
Avant d’investir dans ces produits, il est préférable de demander conseil à votre vétérinaire plutôt que de multiplier les compléments par simple mimétisme avec les pratiques humaines. Pensez‑y comme à des « renforts ciblés » plutôt que comme à des solutions miracles : mal choisis ou mal dosés, ils alourdissent inutilement le budget sans réel bénéfice pour votre animal.
Friandises fonctionnelles et anti-tartre : coûts et fréquence d’achat
Les friandises pour chat occupent une place à part dans le budget annuel : non indispensables, elles jouent toutefois un rôle intéressant pour le renforcement du lien, l’éducation ou l’entretien de la dentition. Les friandises fonctionnelles, enrichies en vitamines ou en ingrédients spécifiques, peuvent aider à réduire la formation de boules de poils, soutenir la fonction urinaire ou limiter l’accumulation de tartre. Leur coût se situe généralement entre 3 et 8 euros le paquet, pour une durée d’utilisation de deux à quatre semaines selon la taille et la fréquence de distribution.
En usage raisonnable, vous pouvez estimer un budget de 5 à 10 euros par mois pour des friandises de qualité, soit 60 à 120 euros par an. L’important est de ne pas laisser ces petites gâteries déraper en apport calorique significatif, au risque de contribuer à l’obésité. Utilisées comme outil de récompense lors d’un toilettage, d’un transport en caisse ou d’un soin médical, elles deviennent en revanche un investissement stratégique pour faciliter la gestion de votre chat au quotidien.
Un bon réflexe consiste à intégrer les friandises dans la ration journalière globale en réduisant légèrement la quantité de croquettes. Ainsi, vous maîtrisez à la fois le budget annuel de nourriture pour chat et son apport calorique. En matière de friandises, mieux vaut privilégier la qualité à la quantité : quelques snacks fonctionnels bien choisis valent mieux qu’un bol constamment rempli de biscuits bas de gamme.
Frais vétérinaires récurrents et soins préventifs
Une fois la première année passée, les frais vétérinaires récurrents constituent le socle de votre budget annuel, au même titre que l’alimentation. Ils incluent les visites de contrôle, les rappels de vaccins, la vermifugation régulière, les traitements antiparasitaires externes et, plus ponctuellement, certains actes comme le détartrage. Bien gérés, ces soins préventifs permettent de détecter tôt d’éventuelles pathologies et d’éviter des interventions lourdes, donc plus coûteuses.
Vaccinations annuelles de rappel et vermifugation trimestrielle
Après la primo-vaccination, la plupart des chats nécessitent un rappel vaccinal annuel pour rester protégés contre le typhus, le coryza, et parfois la leucose. Le coût de cette visite de rappel, comprenant la consultation et l’injection, se situe en moyenne entre 60 et 90 euros selon la région et la clinique. Certains vétérinaires proposent des forfaits « bilan annuel » incluant l’examen clinique complet, la vaccination et un conseil nutritionnel, ce qui offre une bonne visibilité sur le budget.
La vermifugation, quant à elle, doit être effectuée quatre fois par an pour un chat ayant accès à l’extérieur, et au minimum deux fois par an pour un chat d’intérieur. Les comprimés ou pipettes vermifuges coûtent généralement entre 8 et 20 euros par traitement, ce qui représente un budget annuel de 30 à 80 euros. Même si votre chat ne sort jamais, il peut être contaminé par des œufs de parasites ramenés sous vos chaussures ou via d’autres animaux, d’où l’intérêt d’intégrer systématiquement la vermifugation dans votre plan de soins préventifs.
En cumulant rappels de vaccins et vermifuges, il est réaliste de prévoir un budget annuel de 100 à 180 euros pour ces seules mesures de prévention. On peut les comparer à la révision annuelle d’une voiture : une dépense régulière, certes, mais qui évite bien des pannes coûteuses sur le long terme.
Détartrage dentaire sous anesthésie générale : fréquence et tarifs
La santé bucco‑dentaire des chats est souvent sous‑estimée, alors qu’elle peut devenir une source importante de douleurs et de frais vétérinaires. Le tartre s’accumule progressivement sur les dents, surtout chez les animaux nourris exclusivement avec de la pâtée ou souffrant de prédispositions génétiques. Lorsque la plaque dentaire devient importante, un détartrage sous anesthésie générale s’impose pour préserver les gencives et éviter la perte des dents.
En France, le coût d’un détartrage félin varie généralement entre 80 et 200 euros, en fonction de la clinique, de la durée de l’anesthésie et des éventuelles extractions dentaires à réaliser. La fréquence recommandée dépend de chaque individu : certains chats nécessitent un détartrage tous les deux à trois ans, tandis que d’autres conservent une bonne hygiène dentaire plus longtemps, notamment s’ils bénéficient de croquettes spécifiques ou de friandises anti‑tartre.
Pour intégrer ce poste dans votre budget annuel pour chat, vous pouvez lisser la dépense : par exemple, en mettant de côté 5 à 10 euros par mois, vous constituez une réserve dédiée aux soins dentaires futurs. Une alternative consiste à souscrire une assurance santé animale incluant un forfait prévention qui couvre partiellement ce type d’acte. Là encore, une bonne prévention (alimentaire et hygiénique) permet souvent d’espacer les détartrages et de réduire ce coût sur l’ensemble de la vie de l’animal.
Traitements antiparasitaires : puces, tiques, vers intestinaux
Les antiparasitaires externes (contre les puces et les tiques) constituent un autre poste récurrent à ne pas négliger. Les pipettes « spot‑on », comprimés ou colliers antiparasitaires sont généralement administrés tous les mois ou tous les trois mois selon le produit choisi. Le prix d’un traitement mensuel se situe entre 8 et 20 euros, ce qui représente un budget annuel de 60 à 180 euros pour un chat correctement protégé toute l’année.
En complément, certains propriétaires choisissent d’utiliser des produits combinant action interne et externe, couvrant à la fois les puces, tiques et certains vers intestinaux. Ces produits, souvent un peu plus coûteux, permettent toutefois de simplifier le calendrier de prévention. Comme pour les vaccins et la vermifugation, il est parfois possible de bénéficier de tarifs avantageux en achetant des packs de plusieurs mois auprès de votre vétérinaire ou de pharmacies spécialisées.
Ignorer ces traitements revient à laisser la porte ouverte aux infestations massives de puces, responsables de démangeaisons, d’allergies, voire d’anémie chez les jeunes chats. Sans compter les tiques, vectrices de maladies potentiellement graves. Intégrer les antiparasitaires à votre budget de soins préventifs pour chat, c’est donc faire le choix d’une tranquillité d’esprit et d’un confort quotidien pour votre animal… et pour votre foyer.
Consultations gériatriques pour chats de plus de 7 ans
À partir de 7 à 8 ans, un chat est considéré comme sénior, et ses besoins de santé évoluent. Les cliniques vétérinaires proposent de plus en plus de bilans gériatriques comprenant un examen clinique approfondi, un bilan sanguin, parfois une analyse d’urine et, si nécessaire, des examens complémentaires (radiographies, échographies). L’objectif est de dépister précocement des maladies fréquentes chez le chat âgé : insuffisance rénale, hyperthyroïdie, diabète, arthrose, etc.
Le coût d’une telle consultation gériatrique se situe généralement entre 90 et 180 euros, selon l’étendue des analyses réalisées. Pour un chat de plus de 10 ans, il est recommandé de prévoir ce bilan au moins une fois par an, voire deux pour les animaux présentant déjà une pathologie chronique. Ce poste de dépense vient donc s’ajouter aux frais vétérinaires classiques, augmentant mécaniquement le budget annuel d’un chat âgé.
On peut comparer ces bilans à un « contrôle technique renforcé » : plus l’animal vieillit, plus il est pertinent d’aller chercher les problèmes avant qu’ils ne s’expriment de manière visible. Prévoir une enveloppe financière spécifique pour ces consultations gériatriques permet de prendre rapidement les bonnes décisions thérapeutiques et d’offrir à votre compagnon senior une fin de vie plus confortable et mieux suivie.
Équipements et accessoires félins indispensables
Au‑delà des dépenses médicales et alimentaires, il faut intégrer au budget annuel d’un chat le renouvellement ou l’achat ponctuel d’équipements et d’accessoires. La première année est la plus onéreuse, car il faut tout acheter : bac à litière, gamelles, caisse de transport, arbre à chat, griffoir, jouets, panier, brosse, etc. On peut estimer ce « kit de départ » entre 100 et 300 euros selon la qualité et le niveau de confort choisi.
Les années suivantes, le budget se stabilise sur le remplacement des éléments usés (litière abîmée, griffoir détruit, panier tassé) et l’achat de quelques nouveaux jouets. Prévoyez en moyenne 50 à 150 euros par an, sachant qu’un arbre à chat de bonne qualité, même s’il coûte 100 à 200 euros, peut durer plusieurs années. Investir dans du matériel solide et stable est souvent plus économique sur la durée que de racheter régulièrement des accessoires bas de gamme.
Pour visualiser ces dépenses, on peut les regrouper en quelques catégories principales :
- Confort et repos : panier, coussins, couvertures (20 à 80 euros selon les modèles) ;
- Jeux et activité : jouets, tunnels, balles, cannes à pêche, circuits (20 à 60 euros par an) ;
- Hygiène et soins : brosses, coupe‑griffes, maison de toilette, tapis de litière (20 à 70 euros) ;
- Transport et sécurité : caisse de transport, éventuelle chatière, harnais (30 à 150 euros selon les options choisies).
En fonction de votre style de vie (voyageur, citadin, maison avec jardin…) et du tempérament de votre chat, certains postes seront plus ou moins importants. L’essentiel est d’anticiper ces dépenses dans votre budget global pour chat afin d’éviter les achats impulsifs et coûteux qui ne seront que peu utilisés.
Assurance santé animale et mutuelle pour chat
Face à la hausse des frais vétérinaires et à la sophistication croissante des soins disponibles (imagerie, chirurgie spécialisée, hospitalisation), de plus en plus de propriétaires se tournent vers une assurance santé pour chat. Le principe est similaire à une mutuelle humaine : vous payez une cotisation mensuelle, et en échange, une partie des dépenses médicales de votre animal est remboursée, dans la limite d’un plafond annuel.
Les formules d’entrée de gamme, couvrant principalement les accidents, débutent autour de 6 à 10 euros par mois. Les contrats intermédiaires, incluant les maladies et certains examens, oscillent entre 15 et 30 euros mensuels. Enfin, les offres « premium », avec plafond élevé, prise en charge élargie et forfait prévention (vaccins, antiparasitaires, stérilisation, détartrage), peuvent atteindre 40 à 60 euros par mois. Sur une année, le budget assurance pour chat varie donc de 70 à plus de 700 euros.
La rentabilité d’une mutuelle dépend de nombreux facteurs : âge d’adhésion, état de santé initial, niveau de garantie choisi, fréquence des sinistres. Plus vous assurez votre chat jeune, plus les conditions sont favorables et plus le contrat est susceptible de couvrir des pathologies futures, souvent exclues si vous attendez l’apparition des premiers problèmes. Une règle simple peut vous guider : si vous seriez prêt à payer plusieurs centaines d’euros en une fois pour sauver votre animal, l’assurance est un bon moyen d’étaler ce risque dans le temps.
Pour ceux qui préfèrent ne pas souscrire, une alternative consiste à créer une épargne dédiée, par exemple en mettant de côté 20 à 30 euros par mois sur un compte séparé. En quelques années, ce « fonds santé » permet d’absorber plus sereinement les gros imprévus (intervention chirurgicale, hospitalisation, maladie chronique) sans mettre en péril le budget du foyer. Quel que soit votre choix, l’important est d’intégrer cette dimension dans votre planification financière autour du chat, plutôt que de la subir au gré des urgences.
Budget total annuel par tranche d’âge et estimation sur 15 ans
Pour avoir une vision globale et anticiper l’engagement financier sur la durée de vie d’un chat, il est utile de raisonner par grandes tranches d’âge. Un chat peut vivre 12 à 15 ans, parfois davantage : sur cette période, les coûts ne sont pas linéaires. La première année concentre les dépenses d’acquisition, les années « adultes » sont plus stables, puis le budget remonte avec l’entrée en sénior, en raison des bilans gériatriques et des traitements chroniques.
On peut résumer ces évolutions dans le tableau suivant, en supposant un chat de gouttière ou Européen, stérilisé, en bonne santé générale, nourri avec une alimentation de qualité moyenne à premium, et sans assurance (hors imprévus majeurs) :
| Tranche d’âge du chat | Budget annuel moyen | Détail des principaux postes |
|---|---|---|
| 0 – 1 an | 900 à 1 200 € | Achat ou adoption, primo-vaccination, stérilisation, puce, équipements complets, alimentation, litière |
| 2 – 7 ans | 600 à 900 € | Alimentation, litière, rappels vaccins, vermifuge, antiparasitaires, remplacements d’accessoires, éventuels détartrages |
| 8 – 12 ans | 700 à 1 100 € | Idem adulte, + bilans gériatriques, alimentation senior ou thérapeutique, traitements chroniques débutants |
| 13 ans et + | 800 à 1 500 € | Soins vétérinaires plus fréquents, examens complémentaires, médicaments au long cours, éventuelle fin de vie (euthanasie, crémation) |
Sur une espérance de vie de 15 ans, le coût global d’un chat peut ainsi s’établir entre 8 000 et 15 000 euros, en l’absence de gros accidents ou pathologies lourdes. Cette estimation monte encore si vous optez pour un chat de race fragile, une alimentation thérapeutique au long cours ou une assurance santé haut de gamme. À l’inverse, un chat robuste, nourri correctement, suivi régulièrement mais sans souci majeur, restera plutôt dans le bas de la fourchette.
Pour lisser ce budget dans le temps, une bonne stratégie consiste à considérer votre chat comme un poste fixe de votre budget mensuel, au même titre que l’abonnement internet ou l’électricité. En réservant, par exemple, 60 à 80 euros par mois pour son alimentation, sa litière et ses soins, vous sécurisez sa qualité de vie et la vôtre. Car au‑delà des chiffres, ce que vous financez, c’est un compagnon présent au quotidien pendant plus d’une décennie : un investissement affectif et financier qui, pour beaucoup de propriétaires, n’a tout simplement pas de prix.
